À propos de cet outil
Ce que ce vérificateur fait — et ne fait pas
Le dépôt d'un dossier de surendettement auprès de la Banque de France ouvre une procédure dont le traitement (rééchelonnement, effacement partiel de dettes, procédure de rétablissement personnel) relève d'une décision de la commission, au cas par cas — pas d'un calcul déterministe. Cet outil ne simule donc aucun plan de désendettement. Il calcule un indicateur de déficit budgétaire à partir de votre situation, et affiche le reste à vivre légal de référence selon la composition de votre foyer, pour vous aider à situer votre cas avant d'entamer une démarche — jamais un verdict d'éligibilité.
Qui peut déposer un dossier
Le Code de la consommation ouvre la procédure aux personnes physiques de bonne foi, dans l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de leurs dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir. Ce périmètre élargi date d'une réforme du 14 février 2022 — avant cette date, seules les dettes non professionnelles étaient prises en compte, une limite encore relayée par endroits. Un engagement de caution ou de solidarité pour un entrepreneur individuel ou une société caractérise également une situation de surendettement. Autre point à corriger : être propriétaire de sa résidence principale n'empêche jamais la recevabilité d'un dossier, même si la valeur du bien suffirait à couvrir l'ensemble des dettes.
Aucun seuil chiffré — trois critères qualitatifs
La loi ne fixe volontairement aucun seuil numérique ni ratio dette/revenu officiel : l'appréciation reste au cas par cas. En pratique, la commission examine trois éléments : l'état complet du passif (dettes personnelles et professionnelles, actuelles et à venir), la nature des dettes — certaines sont exclues de la procédure ou traitées différemment, comme les dommages-intérêts ou les amendes — et la bonne foi du débiteur, c'est-à-dire l'exactitude des informations déclarées et l'absence d'insolvabilité volontairement organisée.
Le reste à vivre : un plancher, pas un chiffre garanti
Le reste à vivre est la part des ressources du foyer réservée en priorité aux dépenses courantes : logement, électricité, gaz, chauffage, eau, nourriture, scolarité, garde d'enfants, déplacements professionnels et frais de santé. La commission le fixe elle-même, au cas par cas, dans le plan retenu — mais elle ne peut jamais le fixer en-dessous du montant forfaitaire du RSA correspondant à la composition du foyer (art. L731-2 et L731-3 du Code de la consommation), lui-même revalorisé chaque 1er avril (Code de l'action sociale et des familles). Valeurs vérifiées au 1er avril 2026 : 651,69 € pour une personne seule, jusqu'à 1 368,55 € pour un couple avec deux enfants (+260,68 € par personne à charge supplémentaire). Ce montant est un plancher légal de référence, pas le montant que vous percevrez : lui seul est garanti, le reste à vivre exact retenu dans votre dossier reste une décision de la commission.
Deux textes distincts, deux dates de revalorisation à suivre
Le reste à vivre (le plancher) ne doit pas être confondu avec la quotité saisissable du salaire (le plafond) — deux mécanismes complémentaires, pas substituables l'un à l'autre. Le Code de la consommation renvoie explicitement à la quotité saisissable du salaire (Code du travail) comme référence du plafond de mensualité que la commission peut imposer dans le plan de remboursement — un texte distinct du reste à vivre, avec son propre calendrier : un décret publié fin décembre pour une entrée en vigueur au 1er janvier suivant (le barème actuel est en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Deux dates à suivre, donc, pas une seule : le 1er avril pour le plancher RSA, le 1er janvier pour le plafond de mensualité. À noter : ce même plancher RSA sert aussi de reste à vivre pour une saisie sur rémunération classique, hors surendettement — un mécanisme partagé entre les deux régimes.
Avertissement
Indication à titre informatif, pas un verdict d'éligibilité. Seule la commission de surendettement de la Banque de France décide de la recevabilité d'un dossier. Ce simulateur ne calcule ni plan de désendettement, ni mensualité imposable — celle-ci est plafonnée séparément par le barème de quotité saisissable, distinct du reste à vivre affiché ici. Si votre situation reste redressable commercialement, notre calculateur de rachat de crédit peut être une alternative à explorer en amont de cette procédure.