À propos de cet outil
Un taux de cotisation propre à chaque activité
Contrairement au régime réel, les cotisations sociales du micro-entrepreneur sont calculées en appliquant directement un taux à votre chiffre d'affaires encaissé, sans notion de bénéfice ni de charges déductibles. Ce taux dépend de la nature de votre activité : 12,3 % pour la vente de marchandises ou la fourniture de logement hôtelier, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 23,2 % pour les professions libérales relevant de la CIPAV, 25,6 % pour les autres activités libérales (BNC général), et 6 % pour la location de meublés de tourisme classés — un régime social nettement plus favorable, propre à cette activité (article L611-1 du Code de la sécurité sociale). Conséquence directe : aucune cotisation minimale n'est due si votre chiffre d'affaires est nul sur la période, à la différence du régime réel des indépendants classiques.
Le versement libératoire suit une classification fiscale distincte
Si vous optez pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, un second taux s'applique : 1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon la catégorie fiscale de votre activité au sens des articles 50-0 et 102 ter du Code général des impôts — une classification qui ne recoupe pas toujours celle des cotisations sociales. Le cas le plus trompeur : un meublé de tourisme classé cotise à 6 % de charges sociales, mais relève fiscalement du même bloc que les prestations de services (2° du 1 de l'article 50-0), donc d'un versement libératoire à 1,7 %, pas du taux de 1 % de la vente de marchandises. Cette option n'est par ailleurs ouverte que si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans auparavant, reste sous la limite supérieure de la deuxième tranche du barème de l'impôt sur le revenu — une condition liée à vos revenus globaux, pas à votre seul chiffre d'affaires, que ce calculateur ne vérifie pas.
Deux seuils à ne jamais confondre
La franchise en base de TVA (article 293 B du CGI) est fixée à 37 500 € (tolérance 41 250 €) pour les prestations de services, et à 85 000 € (tolérance 93 500 €) pour la vente de marchandises et les prestations d'hébergement — les meublés de tourisme classés y sont rattachés, quel que soit leur taux de cotisation. Le franchissement rend la TVA exigible dès le premier jour du mois de dépassement. Le plafond du régime micro-BIC/BNC lui-même, au-delà duquel vous basculez au régime réel, est un seuil totalement distinct : 203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les services, la CIPAV, le BNC général et les meublés de tourisme classés (BOFiP BOI-BAREME-000044, seuils 2026-2028). Dépasser l'un ne signifie donc pas automatiquement dépasser l'autre.
L'ACRE réduit vos cotisations la première année
Si vous bénéficiez de l'aide à la création ou reprise d'entreprise (ACRE), vos cotisations sont réduites pendant une période suivant le début d'activité. Depuis le 1er juillet 2026, cette exonération ne couvre plus que 25 % du taux de droit commun : 75 % du taux normal reste dû, contre 50 % avant cette date (décret n° 2026-69 du 6 février 2026).
Exemple chiffré
Une décoratrice d'intérieur en prestations de services BIC facture 2 500 € par mois, soit 30 000 € sur l'année. Sans ACRE ni versement libératoire, ses cotisations s'élèvent à 30 000 × 21,2 % = 6 360 €, pour un revenu net de 23 640 € avant impôt sur le revenu au barème progressif.
Si elle a commencé son activité il y a 6 mois et bénéficie de l'ACRE, ses cotisations tombent à 30 000 × 21,2 % × 75 % = 4 770 €. En optant en plus pour le versement libératoire, elle doit 30 000 × 1,7 % = 510 € d'impôt sur le revenu forfaitaire, pour un total de prélèvements de 5 280 € et un revenu net de 24 720 € — à condition que le revenu fiscal de référence de son foyer reste sous le seuil d'éligibilité au versement libératoire.
Ce que ce calculateur ne modélise pas
La condition de revenu fiscal de référence du foyer pour le versement libératoire, l'éligibilité elle-même à l'ACRE (seule sa conséquence sur le taux est simulée si vous déclarez en bénéficier), ainsi que tout comparateur avec d'autres statuts juridiques (entreprise individuelle au régime réel, société) ne sont pas traités par cet outil.
Avertissement
Simulation à titre indicatif, barèmes 2026. Ne remplace pas un conseil d'expert-comptable ni les simulateurs officiels de l'URSSAF auto-entrepreneur.