Calculateur de cotisations auto-entrepreneur

Calculez vos cotisations sociales et votre impôt (versement libératoire) selon votre activité et CA, avec alerte de dépassement des seuils TVA et micro-BIC/BNC.

Utilisée pour l'éligibilité ACRE (simplifiée à 12 mois — voir l'avertissement ci-dessous).

Résultat
18 912 €
Revenu net après prélèvements — CA annuel retenu : 24 000 €
Cotisations sociales
5 088 €
21,2 % du CA
Décret n°2025-943, art. D. 613-4 CSS
Impôt sur le revenu
0 €
Non calculé — versement libératoire non activé
Art. 151-0 CGI

Sous la franchise de TVA (37 500 €) et le plafond micro-entreprise (83 600 €) pour cette activité.

Simulation à titre indicatif, barèmes 2026. Le versement libératoire n'est en réalité ouvert que si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans auparavant, ne dépasse pas environ 29 315 € par part (art. 151-0, I, 2° du CGI) — cette condition n'est pas vérifiée ici. L'éligibilité à l'ACRE elle-même (motif d'ouverture des droits) n'est pas non plus vérifiée, seule sa conséquence sur le taux de cotisation l'est si la case est cochée ; la fenêtre d'éligibilité est simplifiée à 12 mois d'ancienneté, la règle exacte dépendant du mois de création de l'activité. Ce calculateur ne modélise pas de cotisation minimale (le régime micro-entrepreneur n'en a pas) ni de comparaison avec d'autres statuts juridiques. Ne remplace pas un conseil d'expert-comptable — vérifiez votre situation auprès de autoentrepreneur.urssaf.fr.

À propos de cet outil

Un taux de cotisation propre à chaque activité

Contrairement au régime réel, les cotisations sociales du micro-entrepreneur sont calculées en appliquant directement un taux à votre chiffre d'affaires encaissé, sans notion de bénéfice ni de charges déductibles. Ce taux dépend de la nature de votre activité : 12,3 % pour la vente de marchandises ou la fourniture de logement hôtelier, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 23,2 % pour les professions libérales relevant de la CIPAV, 25,6 % pour les autres activités libérales (BNC général), et 6 % pour la location de meublés de tourisme classés — un régime social nettement plus favorable, propre à cette activité (article L611-1 du Code de la sécurité sociale). Conséquence directe : aucune cotisation minimale n'est due si votre chiffre d'affaires est nul sur la période, à la différence du régime réel des indépendants classiques.

Le versement libératoire suit une classification fiscale distincte

Si vous optez pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, un second taux s'applique : 1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon la catégorie fiscale de votre activité au sens des articles 50-0 et 102 ter du Code général des impôts — une classification qui ne recoupe pas toujours celle des cotisations sociales. Le cas le plus trompeur : un meublé de tourisme classé cotise à 6 % de charges sociales, mais relève fiscalement du même bloc que les prestations de services (2° du 1 de l'article 50-0), donc d'un versement libératoire à 1,7 %, pas du taux de 1 % de la vente de marchandises. Cette option n'est par ailleurs ouverte que si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans auparavant, reste sous la limite supérieure de la deuxième tranche du barème de l'impôt sur le revenu — une condition liée à vos revenus globaux, pas à votre seul chiffre d'affaires, que ce calculateur ne vérifie pas.

Deux seuils à ne jamais confondre

La franchise en base de TVA (article 293 B du CGI) est fixée à 37 500 € (tolérance 41 250 €) pour les prestations de services, et à 85 000 € (tolérance 93 500 €) pour la vente de marchandises et les prestations d'hébergement — les meublés de tourisme classés y sont rattachés, quel que soit leur taux de cotisation. Le franchissement rend la TVA exigible dès le premier jour du mois de dépassement. Le plafond du régime micro-BIC/BNC lui-même, au-delà duquel vous basculez au régime réel, est un seuil totalement distinct : 203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les services, la CIPAV, le BNC général et les meublés de tourisme classés (BOFiP BOI-BAREME-000044, seuils 2026-2028). Dépasser l'un ne signifie donc pas automatiquement dépasser l'autre.

L'ACRE réduit vos cotisations la première année

Si vous bénéficiez de l'aide à la création ou reprise d'entreprise (ACRE), vos cotisations sont réduites pendant une période suivant le début d'activité. Depuis le 1er juillet 2026, cette exonération ne couvre plus que 25 % du taux de droit commun : 75 % du taux normal reste dû, contre 50 % avant cette date (décret n° 2026-69 du 6 février 2026).

Exemple chiffré

Une décoratrice d'intérieur en prestations de services BIC facture 2 500 € par mois, soit 30 000 € sur l'année. Sans ACRE ni versement libératoire, ses cotisations s'élèvent à 30 000 × 21,2 % = 6 360 €, pour un revenu net de 23 640 € avant impôt sur le revenu au barème progressif.

Si elle a commencé son activité il y a 6 mois et bénéficie de l'ACRE, ses cotisations tombent à 30 000 × 21,2 % × 75 % = 4 770 €. En optant en plus pour le versement libératoire, elle doit 30 000 × 1,7 % = 510 € d'impôt sur le revenu forfaitaire, pour un total de prélèvements de 5 280 € et un revenu net de 24 720 € — à condition que le revenu fiscal de référence de son foyer reste sous le seuil d'éligibilité au versement libératoire.

Ce que ce calculateur ne modélise pas

La condition de revenu fiscal de référence du foyer pour le versement libératoire, l'éligibilité elle-même à l'ACRE (seule sa conséquence sur le taux est simulée si vous déclarez en bénéficier), ainsi que tout comparateur avec d'autres statuts juridiques (entreprise individuelle au régime réel, société) ne sont pas traités par cet outil.

Avertissement

Simulation à titre indicatif, barèmes 2026. Ne remplace pas un conseil d'expert-comptable ni les simulateurs officiels de l'URSSAF auto-entrepreneur.

Questions fréquentes

Le taux de cotisation d'un meublé de tourisme classé (6 %) s'applique-t-il aussi au versement libératoire et au plafond micro-BIC ?
Non, et c'est le piège le plus courant. Le taux social réduit de 6 % (article L611-1 du Code de la sécurité sociale) est propre aux cotisations. Pour le versement libératoire et le plafond du régime micro-BIC, les meublés de tourisme classés sont rattachés au même bloc fiscal que les prestations de services (2° du 1 de l'article 50-0 du CGI) : taux de versement libératoire de 1,7 % et plafond de 83 600 €, pas celui de la vente de marchandises (203 100 €).Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 151-0, BOFiP — BOI-BAREME-000044
Le seuil de la franchise en base de TVA est-il le même que le plafond du régime micro-BIC/BNC ?
Non, ce sont deux seuils indépendants, à ne jamais confondre. La franchise de TVA (article 293 B du CGI) est à 37 500 €/41 250 € pour les prestations de services, ou 85 000 €/93 500 € pour la vente de marchandises et les prestations d'hébergement (dont les meublés de tourisme). Le plafond du régime micro-BIC/BNC lui-même (au-delà duquel vous basculez au régime réel) est de 83 600 € pour les services, la CIPAV, le BNC général et les meublés de tourisme classés, et de 203 100 € pour la vente de marchandises. Un dépassement de l'un n'implique pas automatiquement un dépassement de l'autre.Source : BOFiP — BOI-TVA-DECLA-40-10-10, BOFiP — BOI-BAREME-000044
Le versement libératoire est-il ouvert à tous les micro-entrepreneurs qui le demandent ?
Non. Au-delà d'exercer une activité relevant du régime micro-BIC ou micro-BNC, l'article 151-0 du CGI pose une condition de revenu : le revenu fiscal de référence du foyer, deux ans avant l'année de l'option, ne doit pas dépasser la limite supérieure de la deuxième tranche du barème de l'impôt sur le revenu (majorée de 50 % ou 25 % par demi-part ou quart de part supplémentaire). Cette condition dépend du revenu global du foyer, pas du seul chiffre d'affaires de l'activité, et n'est pas vérifiée par ce calculateur.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 151-0
Existe-t-il une cotisation minimale si mon chiffre d'affaires est faible ou nul ?
Non. Contrairement au régime réel des indépendants « classiques » (qui doivent une cotisation minimale même à chiffre d'affaires nul ou en l'absence d'activité), le micro-entrepreneur ne paie de cotisations sociales que proportionnellement au chiffre d'affaires effectivement encaissé : aucune cotisation n'est due si le chiffre d'affaires de la période est nul.Source : economie.gouv.fr — Micro-entreprises : quel est le montant de vos cotisations sociales ?
Comment fonctionne la réduction ACRE de 2026 sur mes cotisations ?
Depuis le 1er juillet 2026, l'exonération ACRE des micro-entrepreneurs est réduite : elle ne couvre plus que 25 % du taux de cotisation de droit commun (contre 50 % auparavant), donc 75 % du taux normal reste dû pendant la période d'éligibilité. La demande doit être déposée auprès de l'URSSAF au plus tard 60 jours après le début d'activité.Source : Légifrance — Décret n° 2026-69 du 6 février 2026