Calculateur de droits de succession

Calculez les droits de succession selon le lien de parenté : abattement, base taxable et montant dû, du conjoint exonéré au tiers sans lien.

Résultat
181 806 €
Net reçu après droits de succession
Abattement
100 000 €
Art. 779 / 788 CGI
Base taxable
100 000 €
Droits dus
18 194 €
Art. 777 CGI

Simulation à titre indicatif, barème et abattements en vigueur en 2026 (aucune revalorisation depuis 2013/2014). Ce calculateur ne modélise pas le rappel fiscal des donations reçues du même défunt au cours des 15 dernières années (qui réduit l'abattement disponible), ni le régime spécifique de l'assurance-vie (art. 990 I du CGI, abattement propre de 152 500 € par bénéficiaire, hors succession). Un neveu ou une nièce héritant par représentation d'un frère ou d'une sœur prédécédé(e) relève de l'abattement et du barème de ce frère ou de cette sœur, non modélisé ici. Pour une donation de votre vivant plutôt qu'une transmission par décès, consultez notre calculateur de droits de donation, dont les abattements et certains barèmes diffèrent. Ne remplace pas les conseils d'un notaire, seul habilité à établir votre déclaration de succession.

À propos de cet outil

Conjoint et partenaire pacsé : une exonération totale

Depuis la loi TEPA de 2007, le conjoint survivant et le partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité sont totalement exonérés de droits de succession, sans condition ni plafond (article 796-0 bis du CGI). Aucun abattement ni barème ne s'applique : la totalité du montant net revient à l'héritier.

Enfant, ascendant, petit-enfant : la ligne directe

Chaque enfant et chaque ascendant (parent, grand-parent) bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur sa part nette, avant application d'un barème progressif de 5 % à 45 % (article 779, I du CGI pour l'abattement, article 777, Tableau I pour le barème).

Le petit-enfant est un cas particulier : il ne bénéficie du même abattement de 100 000 € que s'il hérite par représentation d'un parent prédécédé ou qui a renoncé à la succession — l'abattement est alors celui de ce parent, partagé à parts égales s'il y a plusieurs représentants. Si les deux parents du petit-enfant sont vivants et qu'il hérite directement, l'abattement retombe à 1 594 € seulement (abattement par défaut, article 788, IV du CGI). Dans les deux cas, le barème appliqué reste celui de la ligne directe.

Frère et sœur : abattement classique ou exonération totale sous conditions

Un frère ou une sœur bénéficie en principe d'un abattement de 15 932 €, puis d'un barème de 35 % jusqu'à 24 430 € et de 45 % au-delà. Mais une exonération totale existe si 3 conditions sont réunies cumulativement (article 796-0 ter du CGI, même loi TEPA) : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ; être âgé de plus de 50 ans au décès ou atteint d'une infirmité l'empêchant de subvenir à ses besoins par son travail ; et avoir été domicilié avec le défunt de façon constante pendant les 5 années précédant le décès. La moindre condition manquante fait retomber sur l'abattement et le barème classiques.

Neveu, nièce, et au-delà : des taux uniques, pas de barème progressif

Un neveu ou une nièce bénéficie d'un abattement de 7 967 €, puis d'un taux unique de 55 % sur l'intégralité de la part taxable — pas de tranches successives comme pour la ligne directe. Entre parents au-delà du 4ᵉ degré et entre personnes sans lien de parenté, l'abattement retombe à 1 594 € et le taux unique monte à 60 %.

Un abattement handicap qui se cumule toujours

Quel que soit le lien de parenté, un abattement supplémentaire de 159 325 € s'applique à tout héritier en situation de handicap l'empêchant de travailler dans des conditions normales de rentabilité (article 779, II du CGI). Il s'ajoute à l'abattement de lien de parenté, il ne le remplace jamais.

Exemples chiffrés

Un enfant qui reçoit 250 000 € nets : abattement de 100 000 €, base taxable de 150 000 €, droits dus d'environ 28 194 €, pour un net perçu d'environ 221 806 €.

Deux petits-enfants qui se partagent, par représentation de leur mère prédécédée, une part de 120 000 € chacun : abattement de 50 000 € chacun (100 000 € partagés en deux), base taxable de 70 000 €, droits dus d'environ 12 194 € chacun.

Un neveu qui reçoit 30 000 € : abattement de 7 967 €, base taxable de 22 033 €, taxée à 55 % de manière uniforme, soit environ 12 118 € de droits.

Ce que ce calculateur ne modélise pas

Le rappel fiscal des donations consenties par le défunt au même héritier au cours des 15 années précédant le décès, qui réduit en pratique l'abattement encore disponible, n'est pas pris en compte : ce calculateur suppose qu'aucune donation antérieure n'a été faite. Pour simuler une donation de son vivant plutôt qu'une transmission par décès, notre calculateur de droits de donation applique des abattements et, pour le conjoint et le partenaire pacsé, un barème différents. Le régime spécifique de l'assurance-vie (article 990 I du CGI, abattement propre de 152 500 € par bénéficiaire) est entièrement distinct des droits de succession classiques et n'est pas traité ici. Un neveu ou une nièce héritant par représentation d'un frère ou d'une sœur prédécédé(e) relève de l'abattement et du barème de ce frère ou de cette sœur, également non modélisé.

Avertissement

Simulation à titre indicatif. Le barème (depuis 2014) et les abattements (depuis 2012-2013) n'ont pas été revalorisés depuis leur dernière modification — mais vérifiez toujours la loi de finances en vigueur au moment du décès. Ne remplace pas les conseils d'un notaire, seul habilité à établir une déclaration de succession.

Questions fréquentes

Le conjoint survivant ou le partenaire pacsé paie-t-il vraiment 0 € de droits de succession ?
Oui, sans aucune condition ni plafond. L'article 796-0 bis du Code général des impôts, créé par la loi TEPA de 2007, exonère totalement le conjoint survivant et le partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité, quel que soit le montant reçu. Aucun abattement ni barème ne s'applique dans ce cas, contrairement à tous les autres liens de parenté.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 796-0 bis
Un petit-enfant a-t-il droit au même abattement et au même barème qu'un enfant ?
Le barème oui, toujours celui de la ligne directe (5 % à 45 %). L'abattement, non : un petit-enfant n'a droit aux 100 000 € que s'il hérite par représentation d'un parent (son père ou sa mère) prédécédé ou qui a renoncé à la succession — l'abattement est alors celui de ce parent, partagé à parts égales entre les représentants s'ils sont plusieurs. Si les deux parents du petit-enfant sont vivants et qu'il hérite directement (legs), il ne bénéficie que de l'abattement par défaut de 1 594 €, bien plus faible.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 779, service-public.gouv.fr — Droits de succession
Un frère ou une sœur peut-il être totalement exonéré de droits de succession ?
Oui, mais seulement si 3 conditions sont réunies cumulativement (article 796-0 ter du CGI) : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ; être âgé de plus de 50 ans au décès ou atteint d'une infirmité l'empêchant de subvenir à ses besoins par son travail ; et avoir été domicilié avec le défunt de façon constante pendant les 5 années précédant le décès. Si une seule de ces conditions manque, l'exonération totale ne s'applique pas : c'est l'abattement classique de 15 932 € puis le barème de 35 %/45 % qui s'appliquent.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 796-0 ter
Pourquoi le taux pour un neveu ou une nièce (55 %) est-il un taux unique et pas un barème progressif ?
Parce que la loi le prévoit ainsi pour les successions entre parents jusqu'au 4ᵉ degré inclusivement (dont le neveu/la nièce, au 3ᵉ degré) : un taux fixe de 55 % s'applique à l'intégralité de la part taxable après abattement, sans tranches comme pour la ligne directe ou entre frères et sœurs. Au-delà du 4ᵉ degré et entre personnes sans lien de parenté, le taux unique est de 60 %.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 777, service-public.gouv.fr — Droits de succession
L'abattement pour handicap se cumule-t-il avec l'abattement de mon lien de parenté ?
Oui. L'abattement de 159 325 € pour handicap (article 779, II du CGI) s'ajoute à l'abattement propre à votre lien de parenté avec le défunt, quel qu'il soit — il ne le remplace pas. Un enfant en situation de handicap cumule ainsi 100 000 € + 159 325 €, soit 259 325 € d'abattement total avant application du barème.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 779
Ce calculateur tient-il compte des donations antérieures ou de l'assurance-vie ?
Non, ni l'un ni l'autre — deux limites importantes à connaître. Les donations consenties par le défunt au même héritier au cours des 15 années précédant le décès réduisent en principe l'abattement encore disponible (rappel fiscal des donations) ; ce calculateur suppose qu'aucune donation antérieure n'a été faite. Les capitaux transmis via un contrat d'assurance-vie relèvent quant à eux d'un régime fiscal totalement séparé des droits de succession (article 990 I du CGI), avec son propre abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, et doivent être calculés à part. Pour simuler une donation de votre vivant plutôt qu'une succession, utilisez notre calculateur de droits de donation, dont les abattements et certains barèmes diffèrent.Source : service-public.gouv.fr — Droits de succession, Légifrance — Code général des impôts, art. 990 I