Calculateur de droits de donation

Calculez les droits de donation selon le lien de parenté : abattement (renouvelable tous les 15 ans), base taxable et montant dû, don familial inclus.

L'abattement entre parent et enfant (100 000 €) se renouvelle tous les 15 ans, comme chaque abattement de lien de parenté ci-dessous (art. 784 du Code général des impôts).

Résultat
141 806 €
Net après droits de donation
Abattement total
100 000 €
100 000 € (lien)
Base taxable
50 000 €
Droits dus
8 194 €
Art. 777 CGI
Lien de parentéAbattementBarème
Conjoint / partenaire pacsé80 724 €5 % à 45 % (Tableau II)
Enfant / ascendant100 000 €5 % à 45 % (Tableau I)
Petit-enfant31 865 €5 % à 45 % (Tableau I)
Arrière-petit-enfant5 310 €5 % à 45 % (Tableau I)
Frère / sœur15 932 €35 % / 45 %
Neveu / nièce7 967 €55 % (taux unique)
Autre lien / tiers0 €60 % (taux unique)

Simulation à titre indicatif, barème et abattements en vigueur en 2026 (aucune revalorisation depuis 2012-2013). Ce calculateur suppose qu'aucune autre donation n'a été consentie par le même donateur au même donataire au cours des 15 dernières années (le rappel fiscal de l'art. 784 du CGI n'est pas modélisé). La donation-partage standard n'a pas de régime fiscal distinct d'une donation simple ; la donation-partage transgénérationnelle (associant enfants et petits-enfants) impose au petit-enfant représentant le tarif de la ligne directe sur l'intégralité du bien donné, non modélisé ici. L'abattement du partenaire pacsé peut être remis en cause si le Pacs prend fin dans l'année de la donation ou l'année suivante, sauf mariage ou décès. Pour une transmission par décès plutôt qu'une donation, consultez notre calculateur de droits de succession, dont les abattements et certains barèmes diffèrent. Ne remplace pas les conseils d'un notaire.

À propos de cet outil

L'abattement de 100 000 € entre un parent et son enfant se renouvelle tous les 15 ans (article 784 du Code général des impôts) : passé ce délai depuis la dernière donation entre les mêmes personnes, l'abattement est de nouveau disponible en intégralité.

Des abattements différents de la succession, à ne pas confondre

Contrairement à une succession, le conjoint et le partenaire pacsé ne sont pas exonérés pour une donation entre vifs : l'exonération totale de l'article 796-0 bis du CGI ne s'applique que « par décès ». Pour une donation, ils bénéficient d'un abattement de 80 724 € (articles 790 E et 790 F du CGI), puis du même barème progressif que la ligne directe (Tableau II de l'article 777).

Le petit-enfant a lui aussi un traitement différent : en donation, il bénéficie directement d'un abattement de 31 865 € (article 790 B du CGI), sans condition de représentation d'un parent — alors qu'en succession, il ne touche 100 000 € que s'il hérite à la place d'un parent prédécédé. L'arrière-petit-enfant, absent du barème de succession, a droit à 5 310 € (article 790 D). Le frère, la sœur (15 932 €), le neveu et la nièce (7 967 €) conservent les mêmes abattements qu'en succession, mais sans aucune possibilité d'exonération totale.

Tableau des abattements et barèmes par lien de parenté

Lien avec le donateurAbattementBarème
Conjoint / partenaire pacsé80 724 €5 % à 45 % (Tableau II)
Enfant / ascendant100 000 €5 % à 45 % (Tableau I)
Petit-enfant31 865 €5 % à 45 % (Tableau I)
Arrière-petit-enfant5 310 €5 % à 45 % (Tableau I)
Frère / sœur15 932 €35 % / 45 %
Neveu / nièce7 967 €55 % (taux unique)
Autre lien / tiers0 €60 % (taux unique)

Un tiers sans lien de parenté n'a droit à aucun abattement : contrairement à la succession (1 594 € par défaut), aucun texte ne prévoit d'abattement minimal pour une donation à une personne sans lien de parenté reconnu ou au-delà du 4ᵉ degré (service-public.gouv.fr). Un abattement supplémentaire de 159 325 € s'applique à tout donataire en situation de handicap, cumulable avec l'abattement de lien de parenté, quel qu'il soit.

Le don familial de sommes d'argent, une exonération à part

Au-delà de l'abattement de lien de parenté, un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, à défaut de descendance, un neveu ou une nièce peut recevoir jusqu'à 31 865 € en exonération totale au titre du don familial de sommes d'argent (article 790 G du CGI), sur un cycle de 15 ans indépendant de l'abattement principal. Deux conditions : le donateur doit avoir moins de 80 ans au jour du don, et le donataire doit être majeur ou émancipé. Cette exonération se cumule avec l'abattement de lien de parenté : un enfant peut ainsi recevoir 100 000 € + 31 865 € = 131 865 € sans droits à payer sur 15 ans.

Exemples chiffrés

Une donation de 200 000 € à un conjoint : abattement de 80 724 €, base taxable de 119 276 €, droits dus d'environ 21 062 €.

Une donation de 150 000 € à un enfant : abattement de 100 000 €, base taxable de 50 000 €, droits dus d'environ 8 194 €.

Une donation de 70 000 € à un petit-enfant, avec don familial de sommes d'argent : abattement total de 63 730 € (31 865 € + 31 865 €), base taxable de 6 270 €, droits dus d'environ 314 €.

Ce que ce calculateur ne modélise pas

Le rappel fiscal des donations antérieures de moins de 15 ans consenties par le même donateur au même donataire (article 784 du CGI) n'est pas pris en compte : ce calculateur suppose qu'aucune autre donation n'a été faite sur la période. La donation-partage standard, entre enfants d'une même génération, n'a pas de régime fiscal distinct d'une donation simple. Seule exception : la donation-partage transgénérationnelle (article 778 bis du CGI), qui associe enfants et petits-enfants et impose au petit-enfant représentant son parent le tarif de la ligne directe sur l'intégralité du bien reçu — un cas non modélisé ici. L'abattement du partenaire pacsé peut par ailleurs être remis en cause si le Pacs prend fin dans l'année de la donation ou l'année suivante, sauf mariage entre les partenaires ou décès de l'un d'eux. Pour une transmission par décès plutôt qu'une donation, utilisez notre calculateur de droits de succession, dont les abattements et barèmes diffèrent.

Avertissement

Simulation à titre indicatif. Le barème (depuis 2014) et les abattements (depuis 2012-2013) n'ont pas été revalorisés depuis leur dernière modification — mais vérifiez toujours la loi de finances en vigueur au moment de la donation. Ne remplace pas les conseils d'un notaire, obligatoire pour toute donation d'immeuble ou toute donation-partage.

Questions fréquentes

L'abattement de 100 000 € entre parent et enfant se renouvelle-t-il vraiment tous les 15 ans ?
Oui. L'article 784 du Code général des impôts prévoit que le rappel fiscal des donations antérieures ne porte que sur celles consenties au cours des 15 dernières années par le même donateur au même donataire — au-delà, l'abattement est intégralement disponible à nouveau. Un parent peut ainsi donner 100 000 € à chacun de ses enfants tous les 15 ans, en franchise de droits, à condition de ne pas avoir dépassé ce montant sur la période précédente.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 784
Le conjoint ou le partenaire pacsé paie-t-il des droits sur une donation, contrairement à une succession ?
Oui, et c'est une différence importante avec la succession. L'exonération totale du conjoint et du partenaire pacsé (article 796-0 bis du CGI) ne s'applique qu'aux transmissions « par décès » — jamais à une donation entre vifs. Pour une donation, le conjoint ou le partenaire pacsé bénéficie d'un abattement de 80 724 € (articles 790 E et 790 F du CGI), puis du même barème progressif que la ligne directe. Notre calculateur de droits de succession simule le cas de la transmission par décès.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 790 E et 790 F
Un petit-enfant a-t-il besoin d'hériter par représentation pour bénéficier d'un abattement, comme en succession ?
Non, et c'est une autre différence avec la succession. Pour une donation, le petit-enfant bénéficie directement d'un abattement de 31 865 € (article 790 B du CGI), sans aucune condition liée à la représentation d'un parent prédécédé. En succession en revanche, le petit-enfant n'a droit à un abattement de 100 000 € que s'il hérite par représentation ; sinon, l'abattement retombe à 1 594 € seulement.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 790 B
Le don familial de sommes d'argent est-il cumulable avec l'abattement de lien de parenté ?
Oui. Le don familial de sommes d'argent (article 790 G du CGI) exonère jusqu'à 31 865 € tous les 15 ans, sur un cycle indépendant de l'abattement principal, et se cumule avec lui. Un enfant peut ainsi recevoir 100 000 € (abattement de lien) + 31 865 € (don familial) = 131 865 € sans droits à payer sur 15 ans. Deux conditions : le donateur doit avoir moins de 80 ans au jour du don, et le donataire doit être majeur ou émancipé. Seuls l'enfant, le petit-enfant, l'arrière-petit-enfant ou, à défaut de descendance, le neveu ou la nièce, peuvent en bénéficier — pas le conjoint, le partenaire pacsé, le frère, la sœur, ni un tiers.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 790 G, service-public.gouv.fr — Droits de donation
Un tiers sans lien de parenté a-t-il droit à un abattement minimal, comme en succession ?
Non, et c'est une différence notable avec la succession, où un abattement par défaut de 1 594 € s'applique. Pour une donation, aucun texte ne prévoit d'abattement pour un tiers ou un parent au-delà du 4ᵉ degré : la totalité du montant donné est taxée dès le premier euro, au taux unique de 60 %. L'abattement de 1 594 € de la succession (article 788 du CGI) est classé parmi les dispositions spéciales aux successions, distinctes de celles applicables aux donations.Source : service-public.gouv.fr — Droits de donation
La donation-partage change-t-elle le montant des droits à payer ?
Pas dans le cas standard, entre enfants d'une même génération : la donation-partage applique les mêmes abattements et le même barème qu'une donation simple, l'intérêt étant civil (répartition égalitaire, valeur fixée au jour de la donation) plutôt que fiscal. Seul cas particulier non traité par ce calculateur : la donation-partage transgénérationnelle, qui associe enfants et petits-enfants et impose au petit-enfant représentant son parent le tarif de la ligne directe sur l'intégralité du bien reçu.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 778 bis