Calculateur d'indemnité de licenciement

Calculez l'indemnité légale de licenciement ou de rupture conventionnelle, puis sa fiscalité, ses cotisations sociales et la CSG/CRDS, en trois blocs distincts.

Optionnel : primes annuelles proratisées incluses. Laissez vide si vous ne connaissez que la moyenne sur 12 mois.

Optionnel : le montant prévu par votre convention collective ou votre accord, s'il dépasse le minimum légal.

Optionnel : uniquement si votre indemnité a été négociée au-delà du plancher légal/conventionnel — c'est ce qui fait diverger les trois blocs ci-dessous.

Utilisée pour l'exonération fiscale (option : 2× cette rémunération). Laissez vide si non applicable.

Résultat
3 750 €
Indemnité minimale due — salaire de référence retenu : 3 000 € (12 derniers mois)
Jusqu'à 10 ans d'ancienneté (1/4 de mois de salaire par année)3 750 €
Impôt sur le revenu
0 €
imposable sur 3 750 € — exonéré jusqu'à 3 750 €
art. 80 duodecies CGI, 3°
Cotisations sociales
0 €
assujetti sur 3 750 € — exonéré jusqu'à 3 750 €
CSS art. L242-1, II, 7°
CSG / CRDS
0 €
9,7 % sur 0 € — exonéré jusqu'à 3 750 €
BOSS « Indemnités de rupture », ch. 1, §80

Simulation à titre indicatif, barèmes 2026 (PASS au 1er janvier 2026 : 48 060 €). Salarié ordinaire uniquement : ne modélise pas la distinction cadre/non-cadre (dépend de votre convention collective, pas de la loi), le cas d'un salarié déjà en droit de faire valoir une pension de retraite, la mise à la retraite par l'employeur, ni les mandataires sociaux et dirigeants. Ne couvre pas les droits au chômage après une rupture conventionnelle. Ne remplace pas un conseil juridique ou une simulation officielle — vérifiez votre situation auprès de code.travail.gouv.fr ou d'un professionnel avant toute décision.

À propos de cet outil

Une formule légale, un plancher que la convention collective peut relever

Qu'il s'agisse d'un licenciement ou d'une rupture conventionnelle, le Code du travail garantit un montant minimal, quelle que soit la taille de l'entreprise, à condition de justifier d'au moins huit mois d'ancienneté ininterrompue et de ne pas avoir été licencié pour faute grave : l'article L1234-9 du Code du travail pose le principe, et son article R1234-2 fixe la formule : un quart de mois de salaire par année d'ancienneté pour les dix premières années, puis un tiers de mois par année au-delà. Les mois incomplets sont proratisés au taux de la tranche en cours.

Une convention collective, un accord de branche ou votre contrat de travail peuvent prévoir un montant plus favorable : dans ce cas, c'est ce montant conventionnel qui s'applique, sans possibilité de cumuler les deux (Bulletin officiel de la sécurité sociale, rubrique « Indemnités de rupture », chapitre 2). Ce calculateur applique la formule légale et vous laisse saisir votre montant conventionnel s'il est plus élevé.

La rupture conventionnelle individuelle (article L1237-13) renvoie directement à cette même formule : son indemnité spécifique « ne peut pas être inférieure à celle prévue à l'article L1234-9 ». Le plancher est donc strictement identique à celui d'un licenciement.

Le salaire de référence : deux méthodes, la plus favorable retenue

La formule s'applique à un salaire de référence, pas au dernier bulletin de paie. L'article R1234-4 propose deux méthodes de calcul, et retient la plus favorable au salarié : soit la moyenne mensuelle des douze derniers mois précédant la rupture, soit le tiers des trois derniers mois, les primes annuelles ou exceptionnelles étant alors proratisées sur ces trois mois. Un salarié ayant perçu une prime annuelle importante en fin d'année a souvent intérêt à vérifier la méthode des trois derniers mois si la rupture intervient peu après.

Trois régimes distincts pour la fiscalité et les cotisations

Une fois l'indemnité déterminée, son traitement fiscal et social ne se résume pas à un seul plafond : trois règles séparées s'appliquent, avec des seuils différents, et il faut se garder de les confondre.

Impôt sur le revenu. L'article 80 duodecies du Code général des impôts exonère la fraction de l'indemnité qui n'excède pas le plus élevé de deux montants : deux fois votre rémunération annuelle brute de l'année civile précédente (ou la moitié de l'indemnité si ce seuil est supérieur), plafonné dans tous les cas à six fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) ; ou le montant légal ou conventionnel lui-même. Un licenciement économique prononcé dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) échappe à ce plafond : l'exonération y est totale, sans limite.

Cotisations de sécurité sociale. L'article L242-1 du Code de la sécurité sociale exonère la fraction non imposable ci-dessus, mais plafonnée cette fois à deux fois le PASS. Au-delà de dix fois le PASS, l'indemnité est intégralement soumise à cotisations, dès le premier euro.

CSG et CRDS. C'est la règle la plus restrictive des trois, et souvent la moins connue : le BOSS précise que l'exonération de CSG et de CRDS s'arrête au plus faible des deux montants suivants : le montant légal ou conventionnel, ou le plafond retenu pour les cotisations sociales ci-dessus. Au-delà, le taux appliqué est de 9,70 % (9,20 % de CSG et 0,50 % de CRDS, source : urssaf.fr), sans l'abattement de 1,75 % pour frais professionnels habituellement applicable aux salaires — le BOSS l'exclut explicitement pour ce type d'indemnité.

Concrètement, une indemnité strictement égale au plancher légal ou conventionnel est presque toujours totalement exonérée sur les trois plans à la fois. L'écart entre les trois règles ne devient visible que lorsque l'indemnité négociée dépasse ce plancher : c'est alors que la CSG/CRDS, plus stricte, peut s'appliquer à une part que l'impôt sur le revenu ou les cotisations sociales exonèrent encore.

Exemple chiffré

Prenons une salariée de 42 ans, 12 ans d'ancienneté, salaire de référence de 3 000 €. Son indemnité légale s'élève à 7 500 € pour les dix premières années (10 × 1/4 × 3 000) plus 2 000 € pour les deux années suivantes (2 × 1/3 × 3 000), soit 9 500 € au total. Sa rupture conventionnelle a été négociée à 20 000 €, et sa rémunération annuelle brute de l'année précédente était de 45 000 €.

Côté impôt sur le revenu, l'option la plus favorable (deux fois 45 000 €, plafonnée à 288 360 € soit six fois le PASS 2026) couvre largement les 20 000 € versés : exonération fiscale totale. Côté cotisations sociales, le plafond de deux fois le PASS (96 120 €) est lui aussi bien au-dessus : exonération totale également. Côté CSG/CRDS en revanche, le plafond retenu est le plus faible des deux montants, donc le plancher légal ou conventionnel : seuls les premiers 9 500 € sont exonérés, et les 10 500 € restants supportent 9,70 %, soit environ 1 019 €. Les trois blocs affichent donc des résultats différents pour un même montant versé — c'est la règle, pas une anomalie du calculateur.

Ce que ce calculateur ne modélise pas

La distinction cadre/non-cadre ne relève pas de la loi mais de chaque convention collective : il n'existe pas de barème générique unique, ce calculateur applique donc uniquement le plancher légal, quel que soit votre statut. Le cas d'un salarié déjà en droit de faire valoir une pension de retraite d'un régime légalement obligatoire, la mise à la retraite à l'initiative de l'employeur, les mandataires sociaux et dirigeants, ainsi que les droits à l'allocation chômage après une rupture conventionnelle, obéissent à des règles distinctes non traitées ici.

Avertissement

Simulation à titre indicatif, barèmes 2026. Ne remplace pas une consultation juridique ni le simulateur officiel du ministère du Travail, seul habilité à tenir compte de votre situation complète.

Questions fréquentes

Rupture conventionnelle : l'indemnité peut-elle être inférieure à l'indemnité légale de licenciement ?
Non. L'article L1237-13 du Code du travail est explicite : l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à celle prévue à l'article L1234-9, c'est-à-dire le même barème légal (1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà). Rien n'empêche en revanche de négocier un montant supérieur, ce que ce calculateur permet de simuler.Source : Légifrance — Code du travail, art. L1237-13
Rupture conventionnelle : dans quelle limite l'indemnité est-elle exonérée d'impôt sur le revenu ?
Dans la limite du plus élevé de deux montants : deux fois votre rémunération annuelle brute de l'année civile précédente (ou 50 % de l'indemnité si ce seuil est supérieur), plafonné à six fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS, soit 288 360 € en 2026) ; ou le montant légal ou conventionnel de l'indemnité. Cette règle ne s'applique que si vous n'êtes pas encore en droit de faire valoir une pension de retraite d'un régime légalement obligatoire — un cas non modélisé par ce calculateur.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 80 duodecies
Rupture conventionnelle : le seuil est-il le même pour les cotisations sociales et pour la CSG/CRDS ?
Non, et c'est la confusion la plus fréquente. Les cotisations sociales sont exonérées dans la limite de la fraction non imposable ci-dessus, elle-même plafonnée à deux fois le PASS (96 120 € en 2026). La CSG et la CRDS suivent une règle plus stricte : l'exonération s'arrête au plus faible du montant légal/conventionnel ou de ce plafond de cotisations sociales. Une indemnité négociée bien au-delà du plancher légal peut donc rester exonérée de cotisations sociales tout en étant partiellement soumise à la CSG/CRDS (9,70 %).Source : BOSS — Indemnités de rupture, chapitre 1, §80
Rupture conventionnelle : que se passe-t-il si l'indemnité dépasse dix fois le PASS ?
Elle est alors intégralement soumise à cotisations de sécurité sociale dès le premier euro, et non plus seulement sur la fraction excédant le plafond habituel. Ce seuil, fixé à 480 600 € en 2026 (10 × 48 060 €), ne concerne que le salarié lui-même : le seuil de réintégration totale pour un mandataire social ou un dirigeant en cessation forcée de fonctions est différent (5 × PASS) et ne relève pas du même cas.Source : Légifrance — Code de la sécurité sociale, art. L242-1
Licenciement économique dans le cadre d'un PSE (9a) : l'indemnité est-elle vraiment exonérée sans plafond ?
Oui. Les indemnités de licenciement et de départ volontaire versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) au sens des articles L1233-32 et L1233-61 à L1233-64 du Code du travail sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu, sans le plafond de six fois le PASS qui s'applique à un licenciement économique hors PSE. C'est une exception notable au régime général.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 80 duodecies, 2°
Licenciement économique hors PSE (9b) : quel plafond s'applique alors ?
Le même que pour un licenciement pour motif personnel ou une rupture conventionnelle : non imposable dans la limite du plus élevé de deux fois la rémunération annuelle brute N-1 (ou 50 % de l'indemnité si supérieur), plafonné à six fois le PASS, ou du montant légal/conventionnel. Ne confondez pas les deux cas : un même montant d'indemnité économique peut être totalement exonéré dans un PSE et partiellement imposable hors PSE.Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 80 duodecies, 3°