Vérificateur divorce et séparation de corps

Conditions, procédure, délai de réflexion et coûts indicatifs pour chaque type de divorce et la séparation de corps — sans calcul de prestation compensatoire.

Le divorce par consentement mutuel est la procédure la plus rapide et la moins coûteuse si les deux époux sont d'accord sur tout — comptez au minimum 15 jours de réflexion légaux et environ 41,20 € HT de frais de dépôt chez le notaire. Les autres types de divorce (accepté, altération du lien conjugal, faute) passent devant le juge aux affaires familiales, sans durée de procédure fixée par la loi. La séparation de corps est un mécanisme distinct : le mariage n'est pas dissous. Sources : Code civil, service-public.gouv.fr.

Consentement mutuel
Condition d'accèsAccord total des deux époux sur le divorce et sur toutes ses conséquences (garde des enfants, pension, partage des biens).
ProcédureConvention rédigée par les 2 avocats (1 par époux), déposée chez un notaire — sans juge. Exception : si un mineur demande à être entendu par le juge, ou si un époux est sous tutelle/curatelle, la procédure devient un consentement mutuel judiciaire (le juge homologue la convention).
Délai de réflexion légal15 jours avant la signature de la convention
Coûts indicatifsDépôt de la convention chez le notaire : 41,20 € HT (49,44 € TTC). Honoraires d'avocat libres, non plafonnés — aucun montant de référence officiel.
Base légaleCode civil, art. 229-1 à 229-4

Si des biens communs sont partagés à l'issue de cette procédure, un droit de partage de 1,1 % s'applique sur l'actif net partagé (Code général des impôts, art. 746, en vigueur depuis le 1er janvier 2022).

Prestation compensatoire : pourquoi aucun simulateur ne peut vous donner un montant fiable

Il n'existe aucune formule ou barème légal pour la prestation compensatoire : seul le juge aux affaires familiales fixe le montant, au vu de critères propres à chaque situation.

Le Code civil (art. 271) liste les critères que le juge doit prendre en compte, sans donner de formule ni de pourcentage :

  • Durée du mariage
  • Âge et état de santé des époux
  • Qualification et situation professionnelles
  • Conséquences des choix professionnels faits pendant la vie commune (éducation des enfants, carrière du conjoint favorisée au détriment de la sienne)
  • Patrimoine estimé ou prévisible des époux, en capital et en revenu, après liquidation du régime matrimonial
  • Droits existants et prévisibles
  • Situation respective en matière de pensions de retraite

Informations à titre indicatif, sans valeur juridique. Pour les procédures judiciaires (accepté, altération du lien conjugal, faute), aucune durée globale n'est fixée par la loi : la durée réelle dépend du tribunal saisi et de la complexité du dossier — nous ne donnons donc volontairement aucune fourchette de mois. Ne remplace pas la consultation d'un avocat.

À propos de cet outil

Ce que ce vérificateur fait — et ne fait pas

Cinq issues sont possibles lorsqu'un couple marié se sépare : quatre types de divorce et la séparation de corps, qui ne dissout pas le mariage. Cet outil détaille, pour chacune, la condition d'accès, la procédure, le délai de réflexion légal et les coûts indicatifs — sans jamais calculer de montant de prestation compensatoire, pour une raison précise : cette prestation n'a aucune formule légale (voir plus bas). C'est un vérificateur informatif, pas un simulateur financier.

Les 4 types de divorce

Le Code civil prévoit quatre cas : le consentement mutuel par acte d'avocat, déposé chez un notaire sans juge (sauf si un mineur demande à être entendu, ou si un époux est protégé juridiquement — le consentement mutuel devient alors judiciaire) ; le divorce accepté, où les époux acceptent seulement le principe de la rupture sans exposer de motif ; le divorce pour altération définitive du lien conjugal, fondé sur une séparation de fait d'au moins 1 an au moment de la demande — durée réduite de 2 ans à 1 an depuis le 1er janvier 2021, à ne pas confondre avec l'ancienne règle ; et le divorce pour faute, qui suppose une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage imputable à l'autre époux. Les trois derniers passent devant le juge aux affaires familiales.

La séparation de corps : un mécanisme distinct, pas une variante allégée

La séparation de corps « ne dissout pas le mariage mais elle met fin au devoir de cohabitation » (art. 299 du Code civil). Les conséquences concrètes diffèrent nettement du divorce : les époux séparés de corps restent héritiers l'un de l'autre (sauf renonciation expresse dans la convention), ne peuvent ni se remarier ni se pacser, et surtout aucune prestation compensatoire n'est possible — contrairement au divorce. Le devoir de secours, lui, peut continuer sous forme de pension alimentaire pendant et après la procédure.

Prestation compensatoire : pourquoi aucun simulateur ne peut donner un montant fiable

Contrairement aux pensions alimentaires (barème indicatif du ministère de la Justice) ou aux droits de succession (barème progressif du CGI), la prestation compensatoire n'a aucune formule ni barème légal. Le Code civil (art. 270-271) la fixe « selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre », au vu de sept critères qualitatifs (durée du mariage, âge et état de santé, qualification professionnelle, conséquences des choix de carrière faits pendant le mariage, patrimoine estimé, droits existants et prévisibles, situation de retraite) — sans jamais donner de pourcentage ou de coefficient. Confirmé indépendamment par service-public.gouv.fr, qui reproduit exactement les mêmes critères, sans méthode chiffrée. Seul le juge aux affaires familiales fixe le montant réel, au cas par cas.

Le droit de partage : 1,10 % depuis le 1er janvier 2022

Si des biens communs sont partagés à l'issue de la procédure, un droit de partage s'applique sur l'actif net partagé — actuellement 1,10 %, après une baisse en deux temps depuis le taux général de 2,50 % (1,80 % au 1er janvier 2021, puis 1,10 % au 1er janvier 2022). Ce taux réduit s'applique de la même façon au divorce, à la séparation de corps et à la rupture d'un pacte civil de solidarité (Code général des impôts, art. 746).

Durée de la procédure judiciaire : une donnée volontairement absente

Pour le consentement mutuel, la loi impose un délai de réflexion minimal de 15 jours avant la signature de la convention (art. 229-4). Pour les trois divorces judiciaires, en revanche, aucune durée globale n'est fixée par la loi : service-public.gouv.fr confirme explicitement que la durée dépend du tribunal saisi, du nombre d'échanges entre les avocats et de la complexité du dossier. Les fourchettes de mois parfois citées sur d'autres sites ne sont pas une donnée officielle — nous ne les reprenons donc volontairement pas.

Divorce avec enfants

La pension alimentaire pour les enfants est un sujet distinct de la prestation compensatoire entre ex-époux, avec son propre barème indicatif. Pour l'estimer, voir notre calculateur de pension alimentaire.

Avertissement

Informations à titre indicatif, sans valeur juridique. Ne remplace pas la consultation d'un avocat ou d'un notaire avant toute décision.

Questions fréquentes

Existe-t-il une formule pour calculer le montant de la prestation compensatoire ?⌄
Non, et c'est pour cette raison que cet outil n'affiche aucun montant. Le Code civil fixe la prestation compensatoire « selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre », au vu de 7 critères qualitatifs (durée du mariage, âge, qualification professionnelle, choix de carrière, patrimoine, droits prévisibles, retraite) — sans donner ni formule ni pourcentage. Seul le juge aux affaires familiales fixe le montant réel, au cas par cas.Source : Légifrance — Code civil, art. 270 à 281
Quelle est la différence entre le divorce accepté, pour altération du lien conjugal et pour faute ?⌄
Le divorce accepté ne nécessite d'exposer aucun motif : les deux époux acceptent seulement le principe de la rupture. L'altération définitive du lien conjugal se fonde sur une séparation de fait d'au moins 1 an au moment de la demande (durée réduite de 2 ans à 1 an depuis le 1er janvier 2021). Le divorce pour faute suppose une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage imputable à l'autre époux, et peut être prononcé aux torts partagés si les deux ont commis des fautes. Les trois passent devant le juge aux affaires familiales, contrairement au consentement mutuel.Source : Légifrance — Code civil, art. 229 à 247-2
Quelle est la différence entre le divorce et la séparation de corps ?⌄
La séparation de corps ne dissout pas le mariage : elle met seulement fin au devoir de cohabitation. Concrètement, les époux séparés de corps restent héritiers l'un de l'autre (sauf renonciation), ne peuvent ni se remarier ni se pacser, et surtout aucune prestation compensatoire n'est possible — contrairement au divorce. Le devoir de secours peut en revanche continuer, sous forme de pension alimentaire.Source : Légifrance — Code civil, art. 299
Combien de temps dure une procédure de divorce ?⌄
Pour le consentement mutuel par acte d'avocat, la loi impose un délai de réflexion minimal de 15 jours avant la signature de la convention. Pour les divorces judiciaires (accepté, altération du lien conjugal, faute), aucune durée globale n'est fixée par la loi : la durée réelle dépend du tribunal saisi, du nombre d'échanges entre les avocats et de la complexité du dossier. Se méfier des fourchettes de mois parfois citées ailleurs : ce ne sont pas des données officielles.Source : Service-Public — Divorce judiciaire : procédure
Le droit de partage s'applique-t-il uniquement en cas de divorce ?⌄
Non. Le taux réduit de 1,10 % sur l'actif net partagé s'applique de la même façon aux partages consécutifs à un divorce, à une séparation de corps ou à une rupture de pacte civil de solidarité. Ce taux est en vigueur depuis le 1er janvier 2022, après une baisse en deux temps depuis le taux général de 2,50 % (1,80 % au 1er janvier 2021, puis 1,10 % au 1er janvier 2022).Source : Légifrance — Code général des impôts, art. 746